Autonomie de la Corse : un amendement de LFI sur l’égalité de traitement sème la zizanie
L’amendement 111, adopté de manière surprenante dans les débats sur le projet de loi relatif à une autonomie de la Corse, a semé une belle pagaille.
Cet amendement, porté par le député de la France Insoumise Ugo Bernalicis, instaure une égalité de traitement entre tous les citoyens vivant en Corse sur les décision normatives que prendrait la Collectivité de Corse autonome.
Un amendement qualifié de scélérat par le député RN Stéphane Rambaud, qui estime qu’il va renforcer la possibilité pour des continentaux fraîchement arrivés d’acheter un bien immobilier.
Sur les réseaux sociaux, Nicolas Battini, conseiller municipal de Bastia, leader de Moussa Palatina et allié avec le RN, a qualifié cet amendement de « préférence étrangère et de destruction culturelle », tandis que l’incompréhension a largement dépassé les rangs de l’extrême droite.Ugo Bernalicis quant à lui affirme qu’il ne s’agit absolument pas de saper quelconque velléité sur un éventuel statut de résidence voire de résident.
On écoute Ugo Bernalicis.
De quoi provoquer une énième suspension de séance, le temps pour Michel Castellani, poussé en coulisses par Gilles SImeoni, de proposer un amendement visant à faire tomber celui d’Ugo Bernalicis.
Si ce contre-amendement n’a finalement pas été adopté, il montre bien le malaise provoqué par cet amendement chez la majorité territoriale, qui se retrouve comme associée à LFI selon l’extrême droite.Surtout, c’est bien chez l’électorat visé que la pilule passe mal. Malgré tout, Michel Castellani se veut confiant pour la suite.
On écoute Michel Castellani.
