Autonomie de la Corse : tensions autour du principe de non-régression
Le débat autour du projet de loi constitutionnelle concernant l’autonomie de la Corse rend un des plus beaux hommages à l’une des particularités corses, pourtant oubliée dans l’éclectique article 72-5, celle des routes tortueuses et bordées de ravins.
Ce jeudi, c’est par une suspension de séance d’une heure que les débats ont repris, puisque le rapporteur Florent Boudié était réuni avec tous les groupes. Objectif : réfléchir et avancer sur le principe de non-régression sociale et environnementale.
Ainsi, le rapporteur a proposé un nouvel amendement pour instaurer un principe de non-régression pure et simple, afin d’essayer de trouver une voie satisfaisant une majorité de députés.
Subtilité toutefois, Florent Boudié et la commission ont rendu un avis défavorable à l’amendement qu’il a lui-même écrit. Selon lui, le principe de non-régression finirait par enfermer les élus d’une corse autonome dans un carcan.
Toutefois, après une nouvelle suspension de séance, trois sous-amendements, du gouvernement, de la majorité et de LFI, venus affiner l’écriture de l’amendement et former un compromis, ce dernier a finalement été adopté.
Ce principe, général mais aussi écologique et social, n’est plus impératif mais possible. Une vraie différence qui n’est pas du goût de la France Insoumise qui, pour l’heure, se dirigerait donc vers une abstention lors du vote solennel mardi prochain.
On écoute Éric Coquerel.
