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Autonomie de la Corse : le gouvernement se mobilise, l’alternative de Marine Le Pen rejetée

Pour le premier set de l’examen du projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse, Gérald Darmanin, aujourd’hui garde des Sceaux mais instigateur du processus est monté au filet pour défendre ce texte.

Auteur d’un discours aux allures rocardiennes, Gérald Darmanin a souligné les relations singulières et tumultueuses entre la Corse et la république, faites d’incompréhensions, de clair-obscurs, citant l’assassinat du préfet Claude Erignac. Selon lui, ce texte n’est pas la victoire d’un camp contre un autre, mais celle d’un rapprochement, parfois difficile. Celui d’un point d’équilibre pour une paix sociale, avec des pas réciproques vers l’autre. Un compromis pour la paix en préparant l’avenir.

Il a rappelé aussi que la République de Corse fut l’une des premières républiques européennes, comme pour répondre aux diverses manifestations jacobines de ces derniers jours.

Autre moment fort, la prise de parole de Marine Le Pen pour défendre son autonomie insulaire pour la Corse, détricotage du texte proposé aux députés avec un soupçon de préférence locale. Moment fort, car cette prise de parole a provoqué un vrai coup de chaud chez les soutiens du texte proposé, en raison du nombre de députés RN présents face aux bancs plus que clairsemés des soutiens du texte.

Une piqûre de rappel qui a visiblement été efficace, car au moment du vote sur cet amendement, les députés étaient bien plus nombreux, et l’amendement de Marine Le Pen rejeté par 180 voix contre 85.

On écoute la déception de Stéphane Rambaud pour le Rassemblement National.