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Autonomie de la Corse : les débats se clôturent à l’Assemblée nationale dans un équilibre fragile

Autonomie de la Corse : les débats se clôturent à l’Assemblée Nationale dans un équilibre fragile

Ce jeudi après-midi, le débat en séance publique à l’Assemblée nationale concernant le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse s’est conclu avec un constat assez clair : rien n’est acquis avant le vote solennel de mardi prochain, même si le vote à main levé a montré une majorité avec très peu de votes contre.

Ce dossier se joue en effet sur de la dentelle, comme les longues suspensions de séance autour de l’agencement de quelques mots sur certains alinéas l’ont montré. Les seules choses certaines, ou presque car rien n’est finalement jamais certain sous les ors du Palais Bourbon, sont le vote pour de LIOT, d’une grande partie des élus Ensemble pour la République qui seront présents, et le vote contre du Rassemblement National ainsi que d’une partie importante de la droite Républicaine, et des quelques députés aux positions centralisées et jacobines sur tous les bancs.

Si les socialistes seront divisés, LFI votera d’un bloc, mais semble se diriger vers une abstention. Les écologistes, hormis Alexis Corbière et Pouria Amirshahi, sont plutôt sur une tendance favorable.

Cela signifie que Gilles Simeoni et les élus nationalistes dans leur ensemble vont devoir jouer jusqu’à mardi les VRP de l’autonomie, comme Laurent Marcangeli qui est un soutien indéfectible du processus de Beauvau.

Malgré tout, Gilles Simeoni est satisfait du déroulement et de la tenue des débats, avec un texte qui a été préservé dans ses points les plus essentiels, comme le pouvoir législatif.

On écoute Gilles Simeoni

Sérieux, gravité, et dignité : c’est ainsi que Florent Boudié, rapporteur du projet de loi sur l’autonomie de la Corse a résumé les plus de deux jours de débats dans l’hémicycle.

Un rapporteur satisfait car les points les plus importants du texte n’ont pas bougé, et restent donc conformes au processus de Beauvau.

Florent Boudié a aussi dénoncé la position factice et attique du Rassemblement National, qui voulait, selon lui, expérimenter en Corse son projet présidentiel.

On écoute Florent Boudié