Retour sur le parcours d'Alain Orsoni
Revenu en Corse pour assister aux obsèques de sa mère, Alain Orsoni, qui vivait depuis de nombreuses années au Nicaragua, a été assassiné dans son village de Veru.
Études de sciences éconolmiques et de droit en poche, Alain Orsoni s’est engagé très jeune dans la politique et le courant nationaliste, et plus particulièrement celui porté par Edmond Simeoni dans les années 70. En 1975, il participe aux événements d’Aleria, avant de rejoindre les rangs du FLNC un an après.
Soupçonné d'être impliqué dans l’attentat de l’ambassade d’Iran en 1980, il est incarcéré puis libéré à la suite de l'amnistie de 1981.
Alain Orsoni poursuit ensuite son engagement au sein de la CCN, du MCA puis de la Cuncolta Naziunalista.
En juin 1983, survint l'enlèvement de son frère Guy. En 1984, un commando du FLNC est chargé de l'exécution en prison des hommes soupçonnés de cet enlèvement. Une opération qu’Alain Orsoni soutiendra publiquement et qui lui vaudra une condamnarion et une incarcération pour apologie de meurtre.
En 1986, Alain Orsoni est élu à l’Assemblée de Corse sous l’étiquette du MCA. Des années plus tard, après différentes scissions au sein de la Cuncolta Naziunalista, il fonde le MPA et devient l’un des interlocuteurs privilégiés dans les discussions sur le statut Joxe.
Au milieu des années 1990, survient la guerre fratricide entre nationalistes et Alain Orsoni quitte la Corse pour l'Amérique centrale et l’Espagne.
En 2008 il devient président de l’AC Aiacciu et est victime d'une tentative d’assasinat. Plusieurs personnes sont mises en examen à cette occasion.
En 2009, il est interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Thierry Castola, puis remis en liberté, faute de preuves, après une grève de la faim de plus de 30 jours.
En septembre 2025, Alain Orsoni quitte ses fonctions de président de l’AC Aiacciu qui rencontre de très graves déboires et désordres financiers.
