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Municipales à Bastia : victoire courte mais victoire quand même pour Gilles Simeoni

Après une campagne moins mouvementée et plus lisse que beaucoup l’auraient pensé, Gilles Simeoni a réussi, sans une grande marge, soit 44,49 % et un peu plus de 420 voix d'avance, son pari, celui de sacrifier l’Exécutif de Corse pour garder sa première prise, historique, Bastia. Pari fait dans la douleur, car cela a signifié de déchoir du perchoir un de ses plus fidèles lieutenants, Pierre Savelli, lui qui avait assumé sa succession en janvier 2016 lorsque Gilles Simeoni avait choisi de quitter une ville qui lui avait fait confiance un an et demi plus tôt.
Une manœuvre aux allures de désaveu qui a créé des tensions au sein d’une famille politique, celle de Femu a Corsica, où finalement, tout un chacun semble avoir avalé la pilule, aussi amère soit-elle, du déclassement des uns pour la sauvegarde du collectif. La stratégie de re-nationalisation, si l’on peut dire ainsi, de la majorité, avec l’arrivée de Core in Fronte au sein de celle-ci, quitte à se couper de son aile libérale et d’une partie de son aile gauche, semble avoir elle aussi porté ses fruits, et quoi qu’en disent certains, pourrait préfigurer l’avenir pour les prochaines territoriales.
Désormais, Gilles Simeoni va devoir respecter ses promesses, celle d’être un maire à plein temps, reprenant en main des quartiers sud ayant eu la sensation d’être oubliés et passant la seconde sur des dossiers emblématiques, mais en panne, comme le port de commerce, l’îlot de la Poste ou la réalisation de parkings. Nombre de bastiais lui ont directement signifié leur souhait de le voir rester maire, pour de bon cette fois-ci, pendant tout le mandat.

On écoute Gilles Simeoni.