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Autonomie de la Corse : la satisfaction de Gilles Simeoni

"L'important, c'est les trois points". Cette phrase de Guy Roux, ancien entraîneur notamment de l'AJ Auxerre, pourrait résumer la philosophie de la satisfaction et de la joie de Gilles Simeoni ce mardi soir. Car pour lui, c'est bien une victoire qu'il faut célébrer, quand bien même l'écart au tableau d'affichage n'est pas forcément celui escompté.

69 voix, c'est beaucoup et peu à la fois, surtout quand la quasi-totalité de cet écart repose sur un retournement de vote de dernière minute, celui de la France Insoumise, qui plutôt que de s'abstenir a décidé de finalement voter pour. Le tout sous le regard approbateur du chef suprême de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui il y a encore une décennie en arrière était un farouche pourfendeur de l'autonomie.

Un soutien de l'extrême gauche qui a permis de passer avec un peu de marge, celle-là même que le bloc central n'a pas su totalement apporter, avec 28 abstentions et 5 votes contre. Malgré tout, Gilles Simeoni veut voir le verre à moitié plein, et estime que les abstentionnistes, nombreux aussi à gauche, sont autant de déput"és à convaincre lorsque viendra l'étape du Congrès, où réunir les trois cinquième semble une tâche pour l'heure très compliquée.

Place désormais à l'étape du Sénat, autrement plus relevée.

On écoute Gilles Simeoni.