Municipales à Bastia : les réactions des candidats
Avec un peu plus de 35% des voix, Gilles Simeoni arrive en tête, avec dix points d'avance sur Julien Morganti. Un résultat qui semble, en apparence, satisfaire Gilles Simeoni. Celui-ci semble, notamment, particulièrement satisfait par ses performances dans les quartiers sud. Mais la configuration du second tour ne sera clairement pas la même qu'au premier, avec une possible union de Julien Morganti en compagnie de Jean-Martin Mondoloni.
Le candidat de la majorité municipale sortante compte malgré tout faire fructifier cet écart avec le seul Julien Morganti, et va réunir ses équipes pour établir une stratégie de second tour, tout en restant évasif concernant la possibilité de démarcher Sacha Bastelica.
On écoute Gilles Simeoni.
Julien Morganti, de son côté, avait prévenu la presse qu'il ne réagirait pas au soir du premier tour, comme à son habitude. Toutefois, celui-ci a finalement changé d'avis au cours de la soirée, sans en avertir la rédaction d'Alta Frequenza, qui n'a donc pu recueillir la réaction du deuxième homme de ces élections.
Parole donc à ceux qui ne choisissent pas de s'exprimer devant seulement certains médias, à commencer par Nicolas Battini. Avec ses 16,65 %, le leader de l'union des extrêmes droites RN - Mossa Palatina - UDR avait du mal à cacher une forme d'émotion. Loin d'être déçu, Nicolas Battini s'est même réjoui de sa future entrée au conseil municipal de Bastia. Une tribune pour combattre un monde politique ancien selon lui, à commencer par celui qu'il a qualifié de roi de Corse, Gilles Simeoni. S'il n'a pas voulu accabler François Filoni après son échec électoral, le candidat s'est félicité de la santé de cette alliance au niveau corse, avec notamment l'entrée au conseil municipal de Porto-Vecchio de Michel Chiocca.
On écoute Nicolas Battini.
Du côté de Jean-Martin Mondoloni et ses alliés, l'heure était à la soupe à la grimace. Avec seulement 11,16% des voix, celui-ci est très loin de Julien Morganti, mais aussi de Nicolas Battini. Jean-Martin Mondoloni a donc décidé de se résoudre à proposer une fusion à Julien Morganti, pour faire tomber Gilles Simeoni et la majorité sortante.
Une fusion loin d'être évidente sur le papier, au vu des différences entre les deux hommes et leurs camps, pour ne pas dire les différends. Mais Jean-Martin Mondoloni semble enclin à mettre de l'eau dans son vin au cours de discussions express, les listes devant être déposées à 18h ce mardi.
On écoute Jean-Martin Mondoloni.
On peut ne pas être qualifié pour le second tour, et malgré tout être content de son élection. C'est le cas de Sacha Bastelica. Avec 6,4% des voix, Sacha Bastelica, du haut de ses bientôt 22 ans, a réussi à réunir plus de 900 électeurs autour d'une démarche assez récente, et avec des courants plutôt nouveaux à Bastia. Ayant habilement pris ses distances avec une France Insoumise absolument radioactive électoralement parlant, Sacha Bastelica voit cette aventure comme la première étape d'un nouvel élan pour la gauche à Bastia.
Après concertation avec son équipe, le candidat, qui peut fusionner avec une autre liste, affirme qu'il sera à l'écoute de Gilles Simeoni, comme de Julien Morganti, avant toute décision.
On écoute Sacha Bastelica.
Avec 3,91%, le Parti Communiste poursuit son long et douloureux crépuscule à Bastia. Malgré un programme approfondi et une volonté de combat, Francis Riolacci et les siens voient le plafond de verre s'abaisser un peu plus à chaque élection. La faute sans doute à l'absence de renouvellement de la base militante.
Francis Riolacci se dit, quant à lui, prêt à favoriser l'alternance, même si des discussions seront nécessaire avant tout soutien direct.
On écoute Francis Riolacci
