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Législatives : Nazione, sur la ligne de départ, fustige l'attitude de Femu a Corsica

Le parti indépendantiste Nazione sera sans grande surprise, dans des modalités restant à préciser, sur la ligne de départ des les législatives en Corse.

Nazione, dans un long communiqué, explique les raisons de sa candidature et en profite pour tacler l'attitude de Femu a Corsica. Selon le parti indépendantiste, "le parti de la majorité territoriale a, ces dernières heures, appelé à l’union du mouvement national pour sauver le « processus historique » ou ses suites. Comment pourrait-on sauver ce qui n’a été qu’une illusion ?

Après l’assassinat d’Yvan Colonna et les mobilisations de la jeunesse du printemps 2022 aurait pu s’ouvrir un cycle de discussions à la hauteur des enjeux et des revendications légitimes du mouvement national fort de la légitimité démocratique. En lieu et place, la majorité territoriale a avalisé les lignes rouges imposées par Paris. De recul en renoncement le vote du 27 mars dernier à l’Assemblée de Corse a sacrifié l’essentiel. L’écriture constitutionnelle qui a été validée par la majorité territoriale et ses alliés pour la circonstance exclut purement et simplement toute avancée possible pour la reconnaissance des droits de notre peuple sur sa terre. Celle-ci rend impossible la mise en œuvre d’un statut de résident, de mesures en faveur de l’emploi des corses, de mesures de protection pour nos entreprises, d’un statut pour notre langue. Ce projet n’est même pas l’autonomie, tout au plus un énième statut pour la Corse dans le cadre d’une nouvelle étape de décentralisation à l’échelle de la France.

Dans ces circonstances, nous ne pouvons-nous reconnaître dans des gesticulations purement électoralistes qui appellent à des rassemblements de dernière minute, ne visant qu’à sauver quelques strapontins de députés. Nous ne pouvons participer à duper le peuple corse en accréditant la thèse que les tribulations démentes de la politique française sont les seules responsables de la paralysie d’un « processus », qui n’en a jamais été un.

Aujourd’hui le champ politique corse est sinistré."