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Législatives en Corse, les dernières indiscrétions : retour d'Alexandre-Guillaume Tollinchi, Reconquête se lance, gauche et droite dans l'expectative

Alors que dimanche 18 heures, les candidats officiellement en lice pour les législatives en Corse seront connues, les lignes continuent de bouger.

Dans la première circonscription de Haute-Corse, après Nicolas Battini, Jean-Michel Marchal pour le RN, et Alexis Fernandez, c'est un quatrième candidat d'extrême droite qui sera sur la ligne de départ. En effet, Reconquête sera présent, représenté, comme en 2022, par Jean-Michel Lamberti. Le parti d'Eric Zemmour pourrait aussi être présent dans une des deux circonscriptions de Corse-du-Sud.

Dans la première circonscription de Corse-du-Sud, c'est un revenant qui a communiqué sa volonté d'incarner l'union des droites. L'avocat Alexandre-Guillaume Tollinchi, basé à Nice mais d'origine ajaccienne, affirme avoir "proposé, au Rassemblement National, dans le cadre d'un dialogue avec François FILONI et mon ami Eric CIOTTI, d'étudier la constitution d'un ticket gagnant d'union des droites avec Ariane NATALI dans la première circonscription de Corse-du-Sud, face à Laurent MARCANGELI, lui qui a abandonné la mairie d'AJACCIO pour les ors de Paris.

J'ai informé Marion MARECHAL de cette démarche qui va dans le sens de ce qu'elle a également toujours souhaité.

Seule, malgré ses immenses qualités personnelles et son engagement de terrain, Ariane NATALI ne pourra pas gagner face à la machine de de ceux qui tiennent encore la ville d'AJACCIO, qu'il ne faut pas sous estimer. Ensemble, nous pouvons gagner et faire tomber le dernier bastion qui résistait et qui s'est sérieusement fissuré dimanche.

De par mon expérience et mes responsabilités passées, locales, nationales et européennes, mais aussi de par l'engagement bonapartiste ancien de ma famille, je suis en mesure de réaliser, avec Ariane NATALI, le rassemblement des droites à AJACCIO pour non seulement faire battre Laurent MARCANGELI et le macronisme qui a semé jusqu'au sein des autonomistes avec le piètre résultat et les divisions que l'on sait, mais surtout pour faire gagner AJACCIO avec le Rassemblement National et l'union des droites, pour faire gagner les Ajacciens, pour redonner à la Corse ses lettres d'or, celles d'une île de Beauté qui n'a jamais courbé l'échine, qui n'a jamais baissé la tête, celles d'une Corse libre, celles d'une Corse fidèle à ses valeurs ancestrales et qui n'accepte pas de devenir seulement le bronze-cul de l'Europe et le réceptacle majeur de l'immigration en Méditerranée."

A gauche, les différents mouvements sont dans l'expectative de réponses claires des instances parisiennes après l'exclusion annoncée de la Corse du Front Populaire. Le flou qui règne instille une forme de découragement chez certains, même si avec ou sans le soutien de Paris, beaucoup souhaitent une présence unie dans les quatre circonscriptions de Corse.

A droite, la question de la première circonscription de Corse sera tranchée ce soir à Lucciana, à l'initiative, toujours selon nos informations, de la mairesse de Borgo, Anne-Marie Natali. Si François-Xavier Ceccoli pourrait louper cette réunion en raison de la préparation de sa propre campagne, Jean-Martin Mondoloni, mais aussi des représentants de la droite bastiaise et de Ville-di-Pietrabugno devraient être présents, de même que le maire de Saint-Florent Claudy Olmeta, et l'entrepreneur Sylvain Fanti.