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Propos de Jean-Michel Blanquer sur les écoles immersives en Corse : la réaction de Scola Corsa

Des écoles immersives en Corse où des élèves seraient chargés de dénoncer ceux qui ne parlent pas corse à la récréation. Voici l'accusation formulée par l'ex-ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, qui a suscité une vive polémique ce week-end. Au delà, Jean-Michel Blanquer accuse ce genre d'écoles d'être dans une logique séparatiste, que ce soit en Corse, en Bretagne, au Pays Basque et ailleurs en France où celles-ci sont en place.

Forcément, de telles accusations ne pouvaient rester sans réaction de la part des intéressés. Scola Corsa qualifie ainsi de diffamatoires les propos de Jean-Michel Blanquer. Si des élèves plus anciens sont désignés en début d'année comme sentinelles, il s'agit pour eux d'aider leurs camarades débutants, et non pas de les mettre à l'index car ils parlent français.

Au delà, aussi bien du côté de Scola Corsa que du réseau ESKOLIM, on considère que cette attaque contre le modèle immersif intervient à un moment particulièrement sensible où Scola Corsa négocie sa contractualisation avec l'Education Nationale. Un modèle qui, selon les parties concernées, fait ses preuves depuis des décennies, et participe de la sauvegarde de langues considérées comme étant en danger par l'UNESCO.

On écoute Ghjaseppu Turchini, à la fois président de Scola Corsa et d'ESKOLIM.