Le projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse avalisé dans une version peu amendée par la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale
Il n'aura fallu que six heures, pause dinatoire comprise, aux députés de la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale pour examiner les 40 amendements du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République.
Sans surprise, seuls les très rares amendements du rapporteur Florent Boudié, de la majorité présidentielle, ont été adoptés. Parmi ceux-ci, le lien à "sa terre" est devenu le lien à "la terre", ou bien encore la précision du caractère obligatoire d'un référendum auprès du corps électoral en Corse.
Sur les 32 députés votants, 20 ont voté pour, et six contre. Parmi les six députés s'étant prononcés contre le texte, figurent François-Xavier Ceccoli, député de la Haute-Corse, membre de la Droite Républicaine, tout comme Ian Boucard, Emilie Bonnivard, Cendrine Chazé, Patrick Hetzel et Elisabeth de Maistre. Les députés présents de la France Insoumise, du Rassemblement National et Emmanuel Duplessy des Ecologistes se sont quant à eux abstenus, tandis que les députés socialistes, malgré quelques réticences, ont finalement voté pour, comme la députée communiste Emeline K/Bidi, à titre personnel, ainsi que la députée des Ecologistes Sandra Regol.
Une première étape réussie avant la seconde, décisive, à partir du mardi 16 juin, dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.
