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Le député macroniste François Cormier-Bouligeon demande la suppression de l'autonomie de la Corse

Ce vendredi soir, les amendements déposés, au nombre de 95, concernant le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République, ont été publiés.

Parmi ces amendements, deux, déposés séparément par le député Gauche Démocrate et Républicaine Emmanuel Maurel, et le député Ensemble Pour la République François Cormier-Bouligeon demandent la suppression pure et simple de l'article proposé au vote, autrement dit de l'autonomie de la Corse. Selon François Cormier-Bouligeon, "ce texte ouvre la boîte de Pandore des revendications séparatistes", tandis qu'aux yeux d'Emmanuel Maurel, il s'agit du "prélude au démantèlement de la République française.".

Si Emmanuel Maurel a déposé d'autres amendements, c'est bien le député macroniste François Cormier-Bouligeon qui est le plus offensif. A travers plusieurs amendements, celui-ci demande, notamment, si le texte devait être maintenu, à ce que le référendum prévu consulte l'ensemble des électeurs français, et non pas les seuls électeurs inscrits en Corse.

Demandant aussi la suppression de la notion de communauté, François Cormier-Bouligeon se livre à une attaque en règle contre l'enseignement immersif, et plus précisément contre Scola Corsa. Il souhaite notamment que "les dispositions prises [...] ne peuvent avoir pour objet ou pour effet d’autoriser le financement public d’un enseignement faisant d’une langue autre que le français, notamment d’une langue régionale, la langue principale d’enseignement ou de communication au sein d’un établissement scolaire".

Dans un autre amendement, demandant à ce qu'aucun établissement hors contrat ne puisse recevoir de financement public, il souligne que "Scola Corsa a touché plus de 3,1 millions d’euros de subventions publiques depuis son ouverture en 2021 alors que le premier enseignant contractualisé l’a été en septembre 2025. Les subventions publiques représentent 70% de leur budget annuel. La collectivité de Corse aurait versé des subventions publiques à ce réseau d’écoles alors que les écoles n’étaient pas contractualisées."

Des attaques virulentes contre le texte, mais aussi contre Scola Corsa qui proviennent d'un député de la majorité présidentielle, et qui montrent que rien n'est acquis.