Catastrophe de Furiani et devoir de mémoire : 200 collégiens ont fait le voyage jusqu'au stade Armand-Cesari
Ce mardi, 200 collégiens de Bastia, Porto-Vecchio, Corte, Lucciana, de la Casinca et de Cervioni se sont rendus au stade Armand-Cesari, une semaine avant les 34 ans de la catastrophe de Furiani.
Objectif de cette opération déjà organisée l'an dernier, perpétuer la mémoire de cette catastrophe qui a marqué l'histoire récente de la Corse et du sport français. Ces collégiens ont ainsi pu échanger avec des familles de victimes, mais aussi avec des soignants, d'anciens joueurs et des journalistes présents lors du drame.
On écoute Josepha Guidicelli, présidente du collectif des victimes de la catastrophe de Furiani.
Parmi les intervenants, le psychologue et anthropologue Richard Rechtman. Compagnon de route du collectif depuis plusieurs années, celui-ci a abordé tout l'impact psychologique qu'a pu avoir le drame, aussi bien chez les victimes physiquement touchées que chez celles qui, moins atteintes physiquement, l'ont été psychologiquement au même titre que les victimes les plus gravement touchées physiquement.
Les années qui passent peuvent permettre de soigner, doucement, les plaies, ainsi qu'à libérer la parole. D'autant plus que ce drame est l'un des derniers où l'accompagnement psychique des victimes directes comme collatérales a oublié de prendre en comptes certaines réalités.
On écoute Richard Rechtman.
L'objectif de transmettre la mémoire de ce drame était aussi partagé par les encadrants. Porter et transmettre le souvenir fait partie de la construction des futurs citoyens, et permet d'ancrer plus solidement encore ces jeunes dans leur environnement.
On écoute Stéphane Marchetti, professeur d'histoire au collège de la Casinca.
