Municipales à Bastia : Gilles Simeoni lance une campagne capitale pour l'avenir de la Corse selon lui
Comme un symbole, Gilles Simeoni a choisi le même emplacement qu'il y a douze ans, à savoir le môle du vieux port de Bastia, pour lancer sa campagne des municipales ce dimanche.
Un lancement devant environ 300 personnes, en présence du maire sortant et prié de laisser sa place, Pierre Savelli, qui a assuré lors d'un discours que ce choix, facile pour personne, est bien une décision partagée. Aussi dans l'assistance, la socialiste et première adjointe Emmanuelle de Gentili, le président de la CAB, Louis Pozzo di Borgo, les maires des communes de la CAB hormis Michel Rossi ou bien encore les maires de Biguglia et Lucciana.
Chez les absents, Jean-Louis Milani, sans surprise, mais aussi l'adjoint socialiste Philippe Peretti, qui ne se retrouverait pas, selon nos informations, dans les orientations de la campagne. Autre absence, celle de Core in Fronte, preuve que les discussions en cours n'ont pas encore abouti sur un accord.
Pour Gilles Simeoni, les choses sont claires : s'il est revenu dans la bataille municipale de Bastia, c'est parce qu'il est convaincu qu'elle conditionnera la suite, y compris au niveau régional. Tout autre résultat qu'une victoire à Bastia compromettrait fortement, selon lui, le processus d'autonomie, et plus globalement tout ce qu'a construit son camp depuis dix ans en Corse. Celui-ci a souligné l'importance de la mutation de la société corse, y compris dans son rapport à l'extrême-droite.
Le candidat, qui a taclé une opposition "Uniti per Burger King" faisant allusion à Sylvain Fanti, a exprimé sa volonté de remédier aux situations anxiogènes dans certains quartiers, "sans angélisme ni racisme", et de mettre en place une cunsulta populaire à qui les projets structurants seront soumis en amont.
On écoute Gilles Simeoni.
