Lycée de Montesoro : les cours reprennent normalement, les professeurs répondent au rectorat
Après la réunion tripartite de jeudi dernier avec la Collectivité de Corse et le rectorat, les syndicats de professeurs du lycée de Montesoro ont acté la reprise normale des cours, dans l'attente des réponses concrètes garanties par la collectivité de Corse. Pour autant, les professeurs ont souhaité réagir aux affirmations du rectorat.
Les professeurs font ainsi part de leur "profonde incompréhension, voire de leur indignation, face à l’annonce selon laquelle l'établissement serait « surdoté » en personnels de vie scolaire.
Les représentants du rectorat ont avancé les chiffres suivants : +1,5 poste de CPE et +5,2 ETP d’AED, calculés selon une règle reposant sur quatre critères : la superficie, la densité, l’internat et le type d’élèves. Or, cette méthode de calcul aboutit à une conclusion absurde et injuste : les spécificités mêmes de notre établissement deviennent des facteurs pénalisants."
Pour les professeurs, "lorsqu’une règle de calcul ne correspond plus à la réalité du terrain, c’est la règle qu’il faut revoir. A titre d’exemple, un CPE du lycée Paul Vincensini est amené à gérer deux fois plus d’élèves qu’un CPE d’un établissement du centre-ville de Bastia. Notre démarche était claire : obtenir des moyens à la hauteur des besoins réels. La réponse apportée ce jeudi s’est limitée à une application mécanique d’un cadre réglementaire inadapté, conduisant à un refus. Tout au plus, une hypothétique ouverture a été évoquée à demi-mot en fin d’échange."
Concernant le climat au sein de l'établissement, les professeurs vont état d'un passage de "98 sanctions pour l’année scolaire 2022-2023 à 172 l’année dernière, quasiment du simple au double, et déjà 128 sanctions en l’espace de 4 mois seulement cette année. Se focaliser uniquement sur les faits les plus graves, voire gravissimes, revient à nier la réalité du terrain. Or, nier une réalité ne la fait pas disparaître."
Selon eux "aujourd’hui, la situation est objectivement anxiogène. Les « nombreux déplacements sur place des différentes autorités » ne peuvent suffire. Après les constats, des actes concrets sont attendus." Toutefois, ceux-ci indiquent avoir finalement été rassurés que le Rectorat admette la nécessité de réétudier les modalités de calcul des dotations."
