Football (Ligue 2) - Un SC Bastia affligeant a un pied en National après sa défaite contre Laval (0-2)
Ce mardi, les 8 000 courageux ayant choisi de supporter le SC Bastia face à Laval ont assisté à un enterrement en bonne et due forme d’un Sporting se laissant mourir, et s’inclinant 0-2 dans le cadre d’un match en retard de Ligue 2.
Ceux qui attendaient de la révolte, de l’engagement, de l’envie, de l’instinct de survie en auront été pour leurs frais, tant les joueurs de Réginald Ray n’ont jamais été véritablement capables d’inquiéter des lavallois pourtant loin d’être fameux. Si certains joueurs se sont battus avec leurs forces et surtout leurs limites, d’autres ont donné l’impression d’avoir rendu les armes. Parmi eux, Janneh, coupable d’une relance lunaire, puis se laissant passer tel un plot par un fringant Maggiotti, dont la frappe détournée par Placide revenait sur Samb, qui concrétisait pour Laval à la 39e.
S’enferrant dans un schéma tactique usé et fatigué à cinq défenseurs, Réginald Ray ne pouvait que constater le triste spectacle offert par une équipe baissant de plus en plus les bras et se laissant bousculer par des mayennais pourtant sur un train de sénateur.
Incapables de montrer un semblant d’orgueil qui permettrait de surmonter d’immenses lacunes techniques, les joueurs bastiais se sont encore plus enfoncés à la 58e, quand sur une faute de Zilliox dans la surface, Tchokounté a doublé la mise pour Laval.
Les changements, trop tardifs, n’auront absolument rien changé au destin d’un Sporting d’une tristesse absolue, dont l’effectif est à des années lumière du niveau de la Ligue 2.
Bon dernier, avec huit points de retard sur la sortie de la zone rouge, et surtout une dynamique cataclysmique qu’un changement d’entraîneur ne bouscule pas d’un millimètre, le Sporting a déjà un pied, voire plus, en National, avant même la fin de la phase aller.
On écoute Reginald Ray
