Fiscalité environnementale sur les transports : rendez-vous manqué entre le ministère des Finances et l'Office des Transports de la Corse
Ce jeudi, c'est avec de l'amertume plus qu'avec des solutions concrètes que le président de l'Office des Transports de la Corse, Jean-Félix Acquaviva, est ressorti du paquebot du ministère des Finances à Bercy.
Selon lui, ses interlocuteurs n'ont pas bougé d'un iota concernant l'épineux sujet de la fiscalité environnementale, très pénalisante de l'avis du monde économique corse. Celle-ci engendre d'ors et déjà un surcoût de 5 euros au mètre linéaire sur le fret maritime, un surcoût qui monte à 8€50 sur le port de Porto-Vecchio, la faute à une distance plus élevée à parcourir.
La crainte, mise en avant par la Collectivité de Corse comme par un collectif de socioprofessionnels, est concrète : celle de mettre à mal le pouvoir d'achat des corses, déjà handicapé par rapport au continent. Jean-Félix Acquaviva souhaite un nouveau rendez-vous, cette fois-ci directement auprès du Premier Ministre Sébastien Lecornu et de son entourage pour réitérer sa solution : une exonération le temps pour l'Etat de trouver une grille d'application adaptée pour la Corse.
Concernant la dotation de continuité territoriale, pour l'heure, aucune assurance concrète concernant le montant, même si Jean-Félix Acquaviva fait état de bruits positifs pour une rallonge de 60 millions d'euros dans le budget imposé par 49-3.
On écoute Jean-Félix Acquaviva.
