Agression de Corte : le procès renvoyé au 18 décembre, les trois suspects maintenus en détention
Ce lundi, le tribunal correctionnel de Bastia traitait en comparution immédiate le dossier de l'agression de quatre jeunes à Corte dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre aux abords de la boîte de nuit l'Enjoy.
Suite à la demande d'un des avocats de la défense, le procès pour violences volontaire en réunion a été renvoyé, comme le droit le permet, au 18 décembre. Jusque-là, Rayane El Abar, 20 ans, en état de récidive légale après sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis dans l'affaire de la rixe dite du parking de GIFI à Furiani l'an dernier, Omar Baka et Florian Bettini, tous deux âgés de 18 ans, resteront en détention, pour éviter toute concertation mais aussi pour éviter toutes menaces à leur rencontre.
Si l'audience n'a pas vraiment évoqué le fond en raison de ce renvoi, on sait désormais que quatre victimes, dont seules trois se sont portées partie civile, ont subi entre un et trois jours d'ITT pour les parties civiles, et 21 jours suite à un doigt cassé pour la jeune femme ne s'étant pas portée partie civile.
Une audience qui s'est déroulée sous tension, les familles des victimes étant présentes. Lorsque Rayane el Abad a évoqué des menaces de mort envers sa famille reçues par téléphone la semaine dernière, et a affirmé avoir été agressé à la sortie de son entraînement de football mercredi dernier, le père d'une des victimes a eu un geste d'humeur envers lui, montrant toute la tension générée par cette affaire.
Maître Mélanie Junginger-Cristiani, avocate de trois des quatre victimes, souligne que la quatrième victime, qu'elle ne représentait pas de fait, aurait été victime de pressions téléphoniques. Surtout, selon elle, il ne s'agit ni d'une bagarre, ni d'une rixe, mais d'une agression caractérisée envers ses clients.
On écoute maître Mélanie Junginger-Cristiani.
L'une des quatre victimes, Matteo Straforelli, âgé de 19 ans, a tenu à s'exprimer au micro des médias présents pour réaffirmer qu'il a été agressé, avec ses amis, sans contentieux préalable, réfutant les termes de rixe ou de bagarre, utilisés par la défense. Selon lui, un tel déchaînement de violence est inédit.
On écoute Matteo Straforelli.
Côté défense, maître Sara Lorre, avocate de Florian Bettini, souligne que son client nie les faits qui lui sont reprochés, et que les vidéos et photos de l'agression ne colleraient pas avec la tenue vestimentaire de son client ce soir-là. Celle-ci a obtenu l'audition d'un témoin supplémentaire d'ici l'audience du 18 décembre, témoignage qui pourrait bien aller dans le sens de son client.
On écoute maître Sara Lorre.
