Municipales à Bastia : Julien Morganti veut armer la police municipale et lutter contre l'insécurité
Dans une campagne des municipales, les lieux ne sont jamais une question de hasard pour les candidats. Ainsi, c'est la maison des services publics du quartier de Lupinu, à Bastia, qu'a choisi Julien Morganti pour présenter le volet lutte contre l'insécurité de son programme. Les quartiers sud sont en effet très convoités électoralement, et les dernières législatives ont montré que l'extrême droite, portée par Nicolas Battini sur ces municipales, est en position de force.
Aux yeux du leader de la liste Uniti, le bilan de la majorité sortante dans le domaine est de l'ordre du désastreux, avançant les chiffres d'une augmentation de 22% des violences physiques, et de 54% des trafics de stupéfiants. Pour lutter contre ces dynamiques, la mesure coup de poing présentée par Julien Morganti est celle de l'armement de la police municipale, qui n'est ni un totem, ni un tabou selon lui, d'autant plus que les effectifs seront aussi équipés de caméras de poitrine.
Parmi les autres propositions, celle de doter Lupinu d'une annexe de police municipale, de muscler une vidéoprotection naissante et de la déployer dans toute la ville ou bien encore l'instauration d'une police de proximité et d'une politique de prévention.
Julien Morganti le dit, il appliquera une tolérance zéro sur les incivilités.
On écoute Julien Morganti.
Pour la droite, représentée par Sylvain Fanti, le sujet de l'insécurité est un sujet naturel à aborder. Contrairement à son concurrent de la même famille, Jean-Martin Mondoloni, Sylvain Fanti estime que l'insécurité n'est pas qu'un simple sentiment, mais qu'elle est réelle.
Le candidat a ainsi narré l'exemple d'une dame âgée lui ayant expliqué, selon lui, qu'elle sortait de moins en moins la nuit tombée en raison des dealers gravitant autour de son immeuble.Sylvain Fanti, qui ne suit pas l'extrême droite sur une responsabilité majeure des apports extérieurs à la Corse, réfute le terme de droite individualiste utilisé à son encontre par Jean-Martin Mondoloni.
On écoute Sylvain Fanti.
