Municipales à Bastia : Julien Morganti demande la démission de Gilles Simeoni de son mandat territorial
Julien Morganti, et ses colistiers d'Uniti, ont choisi l'îlot de la Poste de Bastia comme décor de leur première conférence de presse de 2026. Un symbole, selon eux, de l'immobilisme de la majorité municipale sortante, puisque ce projet majeur n'a jamais commencé, sur fond de problèmes administratifs et de désengagements.
Au-delà, c'est bien le manque de dynamisme économique de Bastia que Julien Morganti a visé. Locaux commerciaux de plus en plus vacants, accessibilité au centre-ville difficile, les critiques de Julien Morganti sont nombreuses, tout comme les propositions pour relancer Bastia.
Le candidat propose une extension de 600 à 700 places du parking de la place Saint-Nicolas, en lieu et place de la construction souhaitée par la majorité municipale d'un parking supplémentaire sur le site du couvent Saint-François. L'îlot de la Poste doit à ses yeux accueillir un centre des congrès régional, alors qu'il faut mettre fin, toujours selon lui, aux réglementations trop restrictives d'implantations commerciales en centre-ville, mises en place par la majorité.
Mais cette rentrée a aussi été marquée par une offensive en règle contre le candidat de la majorité, Gilles Simeoni. Pour Julien Morganti, les choses sont claires : si Gilles Simeoni souhaite faire campagne à Bastia, il doit démissionner immédiatement de son mandat à l'Assemblée de Corse, et donc de la présidence de l'Exécutif.
On écoute Julien Morganti.
Un sentiment partagé par son colistier, Jean-Sébastien de Casalta, qui dénonce une velléité hégémonique de la part de Gilles Simeoni. Selon Jean-Sébastien de Casalta, Gilles Simeoni, en cumulant les responsabilités, cherche à asseoir un pouvoir sans partage sur la Corse.
On écoute Jean-Sébastien de Casalta.
