Meublés de tourisme : le conseil municipal de Bastia adopte de nouvelles mesures restrictives
Bastia, comme toutes les villes touristiques, doit faire face à l'explosion du nombre de meublés de tourisme, autrement dit d'AirBNB, qui maillent notamment le centre ancien. Un maillage qui se fait au détriment du logement locatif traditionnel ou bien tout simplement de l'achat de logements.
Pour cela, le conseil municipal de Bastia a adopté à l'unanimité moins le vote contre de Julien Morganti une série de mesures. La plus importante ressemble à un statut de résident camouflé, puisque tout propriétaire d'un logement depuis moins de cinq ans devra, s'il souhaite exploiter celui-ci en meublé de tourisme, mettre sur le marché locatif traditionnel un autre bien équivalent.
Le maire de Bastia, Pierre Savelli, le dit lui-même, cette mesure pourrait bien ne pas passer l'épreuve du contrôle de légalité, mais est à ses yeux nécessaire pour endiguer cette problématique. Pierre Savelli qui estime les critiques de l'opposition nulles et non-avenues, notamment sur le manque de dynamisme de la politique de logements sociaux de la ville.
On écoute Pierre Savelli.
Julien Morganti, opposant municipal Un Futur pour Bastia, a voté contre ce rapport. Selon lui, celui-ci fait semblant de réguler ces meublés de tourisme, avec de nombreuses incohérences.
Pour lui, les rues du centre sont aménagées en pensant aux touristes et non pas aux riverains. Il appelle à une révision du PLU, qui interdirait selon lui la construction.
On écoute Julien Morganti.
Malgré un vote pour ce rapport, l'autre groupe d'opposition, Unione per Bastia, a soulevé plusieurs problèmes, notamment en termes d'efficience de tels dispositifs.
Pour Jean-Martin Mondoloni, l'exemple à suivre se trouverait plutôt du côté de Porto-Vecchio et de Pietrosella, qui ont choisi d'autres dispositifs pour lutter contre ces meublés de tourisme.
On écoute Jean-Martin Mondoloni.
