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Gilles Simeoni tête de liste à Bastia : Pierre Savelli parle devant le conseil municipal d'une décision concertée

Les premières minutes du conseil municipal de Bastia n'auront pas manqué de sel. Tout d'abord, le toujours deuxième adjoint au maire, sans délégation, Jean-Louis Milani, a pris place dans les rangs de l'opposition, refusant de signer la feuille de présence. Cette première présence en conseil municipal en un an aura été brève, puisqu'il n'était venu que pour écouter un éventuel discours de Pierre Savelli.

Le futur ex-maire de Bastia s'est bel et bien exprimé à l'ouverture du conseil municipal. Selon lui, ce choix a été fait "ensemble, dans l’intérêt général et en mettant de côté les considérations d’ordre personnel. Gilles Simeoni et moi les premiers.

Ce choix n’a pas été simple mais il s’est imposé progressivement comme la meilleure option pour garantir la continuité de notre projet politique et la capacité à rassembler largement au service de Bastia.".

Pierre Savelli l'affirme, "il n'y a ni renoncement, ni retrait, ni décision imposée d’en haut. Il y a un choix assumé, collectif, mû par une seule boussole : l’intérêt général, l’avenir de Bastia et celui de la Corse. Une décision qui s’inscrit dans une logique de responsabilité et de fidélité à l’engagement pris devant les Bastiais."

On écoute Pierre Savelli.

Dans les couloirs, le plus virulent aura été sans conteste Jean-Louis Milani. Qualifiant de "comique" un discours qu'il soupçonne Pierre Savelli de ne l'avoir même pas écrit, il a de nouveau exprimé son désarroi devant les engagements selon lui foulés au pied en termes de transparence et de partage du pouvoir.

Jean-Louis Milani le réaffirme, il compte bien monter sa propre liste.

On écoute Jean-Louis Milani.

Julien Morganti, quant à lui, a vertement critiqué le retour de Gilles Simeoni, parlant d'imposture, avec une volonté, selon lui, de rester officieusement aux commandes de la collectivité de Corse.

On écoute Julien Morganti.

Enfin, pour la liste Bastia da Oghje a Dumane de Jean-Martin Mondoloni, Hélène Salge a fustigé un désaveu du maire sortant de la part de Gilles Simeoni. Pour elle, ce dernier ne finit jamais les mandats qui lui sont confiés, envoyant un message délétère aux corses. Celle-ci l'a même qualifié de roi de Corse.

On écoute Hélène Salge.