De nouvelles réactions après l'assassinat d'Alain Orsoni ce lundi à Vero
De nouvelles réactions se sont faites jour après l’assassinat d’Alain Orsoni à Veru (Corse-du-Sud), lors des obsèques de sa mère.
Pour son ami et ancien responsable politique Pierrot Poggioli, cet acte est une "preuve de plus si besoin était, des bouleversements culturels et sociétaux de notre Corse".
"Les auteurs de cet acte n'ont pas eu le respect qu'auraient dû imposer les obsèques d'une mère restée admirable toute sa vie, malgré les drames et les difficultés qu'elle a dû assumer. C'est triste et déprimant, voire désespérant pour la Corse" écrit l'ancien leader nationaliste.
Pour le PNC, "cet acte insoutenable, contraire au sacré d’un peuple, est à l’image d’un pays aujourd’hui à la dérive. Povera Corsica. Ce fut une scène traumatisante, que personne n’aurait pensé imaginer sur notre terre dans de tels moments de recueillement et de deuil. Le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation".
La Ligue des Droits de l’Homme de Corse estime pour sa part qu'il "n’y a donc plus d’endroits, plus de moments à respecter dans notre société. D’autres assassinats nous ont déjà dit que ceux qui tuent ne respectent personne, ni les familles, ni les enfants. Combien de fois avons-nous vécu et revécu des temps d’effroi face à la brutalité des tueurs. Pour eux, notre société n’est qu’un décor peuplé de figurants (...) Nous en appelons avec raison à l’État pour qu’il agisse et qu’il nous aide à comprendre. Dans le même temps, certains érigent des tribunaux populaires. Ils transforment les victimes en coupables et tendent à justifier l’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu. Leur bruit et leurs rumeurs font obstacle à ce qui s’impose comme une évidence vitale. Nous devons dire non, haut et fort, aux exécutions sommaires, à toutes les exécutions sommaires. Car se substituer ainsi à la parole des juges, c’est faire obstacle à toute prise de conscience au profit de querelles cyniques", considère la LDH.
Pour Core in Fronte "a viulenza cuntinueghja à strughje a Corsica, tocca ancu l'intimu è u sacru. Ma a situazione ùn hè nova. Ùn si scopre micca, oghje, a vera realtà di l'isula : Hè quella chì parechji ùn volenu guardà ò chì cercanu à mette la d'accantu. Quelli chì tombanu ùn fideghjanu micca u tempu, l'ora, un mumentu è u locu".
