Conflit dans les transports maritimes en Corse : la colère du syndicat SAMMM, qui demande des engagements écrits
Après une réunion ce jeudi en préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille entre le ministère des transports, Corsica Linea, la Méridionale et les syndicats des compagnies, la tension sociale n'est pas redescendue.
En effet, le syndicat SAMMM, qui bloque les ports d'Ajaccio et Bastia depuis ce mercredi soir, se dit extrêmement déçu de la tournure des discussions, même si des promesses ont été faites par le gouvernement. Ces promesses, le syndicat ne les entendra que si elles deviennent écrites, et ce de manière très rapide. Concrètement, le syndicat, qui se bat à la fois contre le dumping social des compagnies sous pavillon italien, mais aussi au sujet de la fiscalité environnementale, attend de pied ferme le concrétisation d'un calendrier de médiation multipartite proposé par le ministère. Objectif, tomber d'accord sur des propositions permettant de lutter contre le dumping social.
Le syndicat a souligné l'absence de la Collectivité de Corse autour de la table ce jeudi, absence qui aurait été peu appréciée par le gouvernement. Autre absence, cette fois-ci très peu appréciée par le syndicat, celle de la région Occitanie, pour des motifs de mésentente politique avec le gouvernement. Le SAMMM se réserve le droit d'agir directement en Occitanie pour se faire entendre.
Sans concrétisation très rapide par écrit des promesses faites ce jeudi, le SAMMM annonce qu'il durcira de nouveau ses actions. De plus, Antoine Sisco affirme qu'il ne participera probablement pas à la réunion multipartite organisée ce vendredi par Jean-Félix Acquaviva, président de l'Office des Transports de la Corse, car le temps des discussions est désormais clos à ses yeux.
On écoute Antoine Sisco.
